


Ça commence au jardin d’enfants
Le pourquoi est un comportement caractériel de l’esprit critique qui anime dès le jardin d’enfants l’apprenant de tout âge. Si le langage de l’enfant dépourvu de mots articulés ne désigne aucun objet tangible ou imaginaire chez l’autre, c’est parce que l’enfant est dans un univers de langage propre à lui. De même que la logique « naturelle » qui aurait construit cet univers de langage propre à l’enfant. L’enfant découvre à la suite de plusieurs tentatives de se faire comprendre qu’il se trouve dans un univers de langage étranger au sien. Pour se faire comprendre, il doit apprendre le langage du milieu où il vit (langage positif). Le langage de l’enfant et celui de son milieu de vie entre en interaction pour coconstruire le langage de l’enfant. Le processus d’apprentissage se définit ici comme une conversion du langage d’action en langage d’expression chez l’enfant dont l’expression désigne une action ou l’objet de cette action. Ce processus n’est pas inclusif, c’est-à-dire que lorsque l’enfant aura achevé la conversion de son langage, il n’acquiert pas automatiquement la logique qui aurait construit le langage appris. Il continuera de s’exprimer avec sa logique « naturelle », celle qui a construit l’univers de son langage propre. La logique est acquise de même que la langue, je veux dire la faculté de parler (chez l’humain), ainsi nous pouvons définir le langage par une langue structurée ou une langue logique au sens que c’est la logique qui est la structure de la langue. Dans le processus d’apprentissage, la structure et la langue ne peuvent pas être apprises en même temps. Si je vous donne cet ensemble de mots {bois, le, je, café}, il est fort probable que l’on détermine qu’il s’agit bien d'éléments de langue Française, bien que n’ayant présenté aucune structure de l’ensemble. Le langage Français exige une structure propre qui le caractérise. De même, plus la structure de la langue étrangère sera très différente de la logique « naturelle », plus elle sera complexe et donc plus il faudra du temps pour l’acquérir. Il se passe donc que l’enfant qui a appris des éléments de langue étrangère (à lui), utilise sa logique « naturelle » pour produire un langage d’expression qui désigne des actions ou l’objet de ces actions. Au fur et à mesure que l’expression de l’enfant est corrigée, ce dernier finira par acquérir la logique coconstruite des éléments de la langue étrangère. Ainsi, le plus difficile dans l’apprentissage est l’acquisition de la logique structurant les éléments de la chose apprise (logique positive). Le langage action se distingue nettement du langage expression, car il ne dissocie pas les objets d’une action de sa logique intrinsèque. Dans notre approche de la cognition, le langage action est associable au métier et le langage expression au concept. Au SC-G nous recherchons des méthodes de coconstruction inclusive pour booster la culture scientifique de la logique « naturelle ». Par différentes approches, nous traitons la notion de compréhension. La question structurante à laquelle nous cherchons à répondre par ces différentes approches est comment ce qui est compris a pu être compris ? C’est peut-être la façon dont la chose apprise a été comprise qu’il faut corriger pour intégrer la logique la plus appropriée.
Komla A.
La phase du Pourquoi
Le langage est un univers d'objets non tangibles (abstrait) pour tout individu étranger. Seul le langage naturel est acquis, la langue maternelle est un langage positif qui s'apprend par le processus de coconstruction. La langue maternelle n'est donc pas en ce sens un héritage comme se conçoit l'héritage génétique. Elle n'est pas acquise à la naissance, elle se construit chez l'enfant de la même façon que tout autre langage auquel, l'enfant sans expérience antérieur, serait exposé. La structuration (c'est-à-dire manière de structurer les éléments désignant une langue) ou logique naturelle acquise à la naissance prend en charge dans le nouveau monde de l'enfant la désignation des actions et les objets de celles-ci pour créer un univers de langage propre à l'enfant. C'est la collision des deux univers, celui propre au langage de l'enfant et celui de son milieu qui crée la phase du pourquoi. Pendant cette phase, c'est la logique naturelle qui est mis à rude épreuve, c'est un rapport de force entre deux univers de logique différentes (positive contre naturelle), mais qui s'appliquent sur les mêmes actions et objets de ces actions. L'âpreté du rapport de force des deux logiques est caractériel de l'esprit critique chez l'enfant qui deviendra adulte avec parfois la même nature d'état d'esprit, s'il n'a pas été convaincu. Convaincre l'enfant, c'est répondre au "pourquoi ?" qu'il pose comme question. C'est d'abord comprendre soi-même la logique naturelle qui structure les éléments désignés de son univers. C'est aussi comprendre le sujet du langage, c'est savoir qu'on n'a pas accès directement à la logique naturelle, mais qu'on n'essaie de comprendre sa nature à travers les expériences qu'on propose pour permettre à l'enfant d'exprimer sa manière de penser. Enfin, c'est laissé parlé l'enfant et l'écouter plus que chercher à lui imposer une manière logique de penser.
Komla A.
Le langage et la cognition
La place de la logique naturelle dans le langage parlé de l'enfant est centrale dans l'aptitude de l'enfant à structurer les actions et les objets de ces actions dans son milieu de vie en éléments de langage. La logique naturelle, tout comme la logique positive, possède une faculté d'induction et de déduction propre à elle de même qu'elle définit implicitement le caractère injectif et surjectif des éléments de son langage. Ce qui a été fait par un être humain, est encore faisable par un être humain sans aucune relation (autre que génétique) entre le premier et le dernier. C'est le principe fondamental de la logique naturelle, cette dernière étant inaccessible dans sa forme pure. Il va de soi qu'on s'interroge sur le caractère héréditaire de la logique naturelle au sens qu'elle se transmet de l'humain à l'humain, étant donné qu'il est l'élément fondamental structurant les éléments de langage quel que soit le milieu de vie de l'individu. D'autres facteurs relatifs à la sensibilité organique et à la mémoire de l'enfant ne sont pas à exclure dans son développement cognitif. À sensibilité organique équivalente, l'organisme le plus sensible disposera de plus d'éléments de langage. La logique naturelle peut toute fois les générer par ces diverses facultés, qu'on qualifie aussi de faculté cognitive. Les actions et ses objets sont des éléments de langage lorsqu'ils sont désignés. Une action ou objet d'action qui n'est pas désigné n'existe pas en tant qu'élément de langage dans l'univers de langage. Au SC-G nous accompagnons les enfants pour qu'ils apprennent à désigner les objets et les actions.
Komla A.
Pourquoi :
(a) la souris s'appelle souris ?
(b) 3 + 4 = 7 ?
Voici un exemple de question que nous posent les enfants de la maternelle à la première classe préparatoire de l'école primaire. Bien que les deux questions sembles être de nature différente, elles portent fondamentalement sur le même sujet. Au SC-G nous répondons par l'accompagnement de l'enfant à désigner lui-même avec le vocabulaire déjà acquis les objets de son quotidien. Par exemple : pour la première question (a) nous présentons à l'enfant un objet dont il ne connaît pas le nom (exemple : le truc qu'on prend) mais seulement le nom de son usage ou de sa fonction, parce qu'il s'en sert quotidiennement (exemple: pour laver). En suite nous lui proposons de nommer l'objet, puis nous discutons du nom donné par l'enfant à l'objet et nous lui faisons comprendre que le même objet dans d'autres langues est nommé différemment. Nous lui faisons comprendre également de quelle manière l'objet sans nom devient un objet connu avec un nom propre. Pour la deuxième question (b) la même approche est suivie, les éléments de l'opération 3 + 4 = 7 sont tous traités comme des objets, des actions ou objet d'action. Un nombre de {3, 4 et 7} éléments ( des feutres par exemple) sont séparément présentés à l'enfant à qui on demande de les nommer avec son vocabulaire propre. Dans le doute l'enfant demande s'il peut donner le nom qu'il veut aux objets qui lui sont présentés. L'opération donne, à titre d'exemple, respectivement, {"table", "chaise" et "bureau"}. L'élément de caractère "+" et "=" traduisent respectivement l'action ajoutée et l'état de chose identique que l'enfant comprend dès lors qu'il observe l'action se faire et deux choses qu'il désigne par "même" chose qui signifie que l'enfant sait voir deux choses égales en forme, en couleur ou en usage. Lorsque nous avons réalisé l'expérience, nous avons obtenu à titre d'exemple : "table" + "chaise" = "bureau", suite à ce résultat, l'enfant déclare en disant : "c'est bon j'ai compris pourquoi 3 + 4 = 7". Lorsque l'enfant (CP1) entrainé par cet type d'accompagnement a vu l'écriture A = 3, il trouve en disant que "A et 3 sont les mêmes objets mais ne se nomme pas pareil".
Nous montrons ici, par ces expériences, la conversion du langage action en langage d'expression. Ce que l'enfant voit, et manipule, nous l'invitons à le nommer, et nous l'encourageons à cet exercice pour permettre une discussion sur la structuration de sa propre pensée des actions et objets du langage parlé. Il découle de nos expériences deux logiques fondamentales de la pratique du langage d'expression : La première a un caractère applicationnel et la seconde a un caractère fonctionnel. Nous allons les désigner logique applicationnelle et logique fonctionnelle
Komla A.
Logique applicationnelle et fonctionnelle du langage
La faculté de désigner un objet est acquise à la naissance par les facultés d'induction, déduction, injection et surjection inhérente à la logique naturelle. L'association son - objet relève du composant applicationnelle de la logique naturelle qu'on observe bien chez l'enfant, lorsqu'on lui demande de nommer un objet et de s'en rappeler lors d'une action. Nous avons observé que l'enfant sait se rappeler de l'objet qu'il avait nommé "Sept" lorsqu'il le voit apparaître de l'action ajout des objets "Trois" et "Quatre". La logique applicationnelle est la composante dominante des langues parlées. Par conséquent, c'est elle qui construit et crée les éléments de langage. Si vous êtes Anglais, vous désignerez le caractère "i" par le son "aille", c'est la même logique applicationnelle qui sert à associer la racine carrée de (-1) au caractère √-1, i, j, z, etc. Sans la logique fonctionnelle, on ne sait pas réellement l'objet qui est désigné. En associant les deux caractères dans " √-1 = i ", le caractère "i" désigne la racine carrée de (-1) comme un objet fonctionnel et non comme un résultat. Car la racine carrée est une fonction mathématique, qui désigne la recherche d'un objet, tel que le produit de l'objet par lui-même donne le résultat dont il est la racine. À titre de comparaison le caractère "2" et "-2" sont des résultats de la racine carrée de (4) qu'on trouve dans "√4 = 2 ou √4 = -2". Car le produit de (2) par lui-même ou le produit de (-2) par lui-même donne tous les deux le même résultat (4). Ainsi, lorsqu'on associe l'objet fonctionnel "√4" et le caractère "A" il n'est pas évident de savoir l'objet désigné, c'est-à-dire si le caractère "A" désigne l'objet "2 et/ou -2" ou désigne simplement la recherche de l'objet "2" ou "-2". En écrivant √4 = A puis 2 = A, on montre clairement que A désigne l'objet recherché par la fonction racine carrée de (4). Le caractère "A" passe dans ce cas de l'état d'un objet fonctionnel (√4) à l'état d'objet réel (2 ou -2). La logique applicationnelle désigne les éléments de langage et c'est la logique fonctionnelle qui définit clairement l'objet désigné en structurant les éléments de langage pour mettre en évidence le désigné. C'est la logique fonctionnelle qui développe l'esprit critique mathématique et qui discrimine le qualitatif du quantitatif. Ainsi, lorsqu'on nomme un objet est-ce : la production, le produit, la fonction, la matière, l'état de la matière, la forme, qui est désigné ? Au SC-G nous étudions l'objet en tant qu'élément de langage pour garantir le meilleur accompagnement de nos apprenants.
Komla A.